I
Un intérêt commun, pas une fidélité aveugle
La solidarité est utile lorsque des personnes agissent ensemble autour d’un véritable intérêt commun. Elle n’oblige pas à sacrifier le salaire, l’emploi ou la position politique des membres pour une autre organisation sans raison claire.
Être prudent n’est pas être hostile. C’est rester fidèle aux membres à qui l’on demande d’agir.
II
Commencer par l’intérêt des membres
Avant d’offrir un appui, le syndicat précise ce que ses membres gagnent ou protègent : pouvoir de négociation, soutien réciproque, changement de politique ou autre avantage mesurable.
Un appel général à l’unité ne suffit pas lorsque le coût réel tombe sur des travailleurs précis.
III
Mettre la relation par écrit
L’appui exige une entente écrite qui décrit l’intérêt commun, les gestes de chaque partie, le coût, la durée, la sortie et la responsabilité des pertes.
L’entente empêche une amitié entre dirigeants de devenir un engagement sans limite des ressources des membres.
IV
Respecter une ligne de piquetage
Si l’on demande aux membres de ne pas franchir la ligne d’un autre groupe, la perte de salaire et les coûts connexes doivent être entièrement remboursés selon l’entente.
L’organisation soutenue devrait normalement couvrir ces pertes puisque son conflit a créé la demande. Toute autre formule exige un mandat clair.
V
Qui peut autoriser l’appui
La Convention fixe la direction et les limites. L’Exécutif négocie et applique une entente seulement dans ce mandat.
Un engagement qui touche directement le revenu, les avoirs ou les intérêts stratégiques suit le niveau de décision exigé par la Constitution.
VI
Comment le résultat est contrôlé
L’entente complète, les coûts, les gestes et le résultat sont accessibles dans le portail sécurisé. Les membres comparent les promesses à ce que chaque partie a livré.
La solidarité devient plus forte lorsqu’elle est honnête, réciproque et responsable.